Au Soudan, la violence broie une population prise en étau. Un conflit nourri par des intérêts géopolitiques et l’implication ambiguë d’acteurs extérieurs.

Guerre civile ou guerre « contre les civil·es » ? Depuis août 2023, le Soudan est retombé dans une effroyable violence, provoquant des millions de déplacé·es et quelque 150’000 mort·es, dont la population martyre d’Al Fashir. Deux factions rivales s’affrontent pour la conquête du pouvoir : d’un côté, les Forces armées soudanaises (SAF), dirigées par le général Abdel Fattah al-Burhan ; de l’autre, les Forces de soutien rapide (RSF), menées par le général Mohamed Hamdan Daglo, dit « Hemedti », ancien commandant des milices janjawid, responsables du génocide au Darfour entre 2003 et 2005. Les puissances régionales multiplient les offres de médiation, tout en alimentant le conflit soudanais, dont la position géostratégique et les richesses attisent toutes les convoitises.
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